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Installer Debian TRIXIE

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Préambule

Cette doc permet d'installer une distribution Debian Trixie(13) en utilisant :

L'installation décrite ici est faîte sur une machine virtuelle Qemu, via VirtManager. La méthode reste valable pour une installation sur machine physique, en “gravant” l'ISO sur une clef USB à l'aide de dd, en ligne de commande :

dd if=chemin/vers/le_fichier.iso of=chemin/vers/le_périphérique_USB 

Interface Ncurses et choix par défaut

L'interface Ncurses (mode semi-graphique) se navigue avec :

Par exemple, pour choisir French dans la liste des langues et le valider, il suffit de taper F + F + ENTRÉE, car French arrive après Finish dans la liste des langues.

Si une question vous est posée et que la réponse ne soit pas donnée par ce manuel, choisissez l’option par défaut.

Démarrage

Chose language 

Accès à l'installateur avec une plage en braille

Taper juste ENTRÉE pour éventuellement détecter une interface clavier-afficheur braille. Cette option reste non-documentée car je n'ai aucune expérience sur le sujet.

Choisir la disposition du clavier 

Détecter et montage du support d'installation 

:!: La version d'une ISO ne conditionne pas la version finale mineure qui sera installée. Par exemple, une ISO étiquetée 13.0.0 aboutira à la version “latest” de Debian 13 dès l'utilisation des paquest logiciels provenant d'un miroir (processus update/upgrade.

Charger des composants d'installation à partir du CD 

Normalement, il n'y a rien de particulier à installer, donc ENTRÉE pour continuez.

À noter, l'utilisation de la network-console permet de poursuivre l'installation à travers une session SSH, ce qui peut être pratique si votre machine (physique, dans ce cas) réside dans un datacentre glacial et bruyant !

Détecter le matériel réseau 

Configurer le réseau 

Si vous répondez Non à “Faut-il configurez le réseau automatiquement”, renseignez les différents champs :

Vérifiez et validez, ou reconfigurez. Dans tous les cas, après installation, il sera possible de revenir sur ce réglage en éditant le fichier /etc/network/interfaces.

Donnez un nom à la machine (évitez le nom “debian” choisissez un nom plus spécifique comme “trixie” ou “debian13” par exemple, ou quelque chose de plus personnel), puis son nom de domaine. À ce sujet, le nom de domaine spécifié ici ne sert qu'à compléter le dispositif de recherche DNS. Vous pouvez le laisser vide, et il est toujours possible d'y revenir plus tard, à travers le fichier /etc/resolv.conf.

Créer les utilisateurs et choisir les mots de passe 

L'utilisation du couple login/password root/root ou tests/test est très pratique. Au moins, vous ne l'oublierez pas. :!: Mais ATTENTION, ce genre de choix sur une machine mise en production va TRÈS VITE s'avérer une erreur. Ces couples font partie du TOP100 des couples login/password les plus testés pour une tentative d'intrusion SSH.

Configurer l'horloge 

On va considérer que votre machine est autonome et qu'elle doit se mettre à l'heure dès qu'elle peut accéder à l'Internet.

Ce choix par défaut convient dans la plupart des cas, et s'impose pour des machines nomades.

Sachez que Linux utilise UTC en interne et n'utilise le fuseau horaire choisi QUE POUR l'affichage, contrairement à Windaude !

La configuration fine du temps d'un système d'exploitation sort du domaine de cet article. Si vous voulez en savoir plus, tout est décrit dans cet article.

Détecter les disques 

Cette phase se fait en silence, donc il n'y a rien à faire de particulier sauf à aller voir sur la console 4 (Alt + F4) où vous pourrez voir ce qui a été détecté, puis à revenir su la console 1 (Alt + F1) pour poursuivre.

Partitionner les disques 

D'abord, je parts du principe que vous installez sur un disque vierge. Si ce n'est pas le cas, l'installeur se plaindra et vous proposera de reconfigurer la table d'allocation du disque cible. Laissez vous guider sur le choix MSDOS / GPT lié au profil de votre machine (respectivement BIOS legacy ou UEFI) qui est proposé automatiquement.

Ensuite, on va faire simple et utiliser le partitionnement assisté. On choisira de tout mettre “dans une seule partition” et cela aboutira à :

À ce stade, rien n'est encore figé. Vous remarquerez que par défaut, le choix était positionné sur “non”. Forcez l'écriture définitive sur le disque :

Installer le système de base

Lors de cette étape, il est possible d'opter pour deux choix :

En fait, c'est ce second choix qui est le bon. Il permettra la mise à jour de votre kernel, alors que le premier choix fige la version installée.

Pour le choix des pilotes, il s'agit d'optimiser la taille du fichier “initrd”. Pour gagner quelques Ko, vous risquez de perdre quelques Ks. A 3,6Ks dans une heure, ne perdez pas de temps à ça. Donc :

Configurer l'outil de gestion des paquets

Et c'est là que les Athéniens s'atteignirent, que les Perses se percèrent, que les Satrapes s'attrapèrent, et que les Mèdes s'… (stop ! je frôle le hors-jeux là).

Donc, c'est là que l'on va déroger à l'install Debian normale et passer au mode “mfa=on”. Dans moins de temps qu'il en faut à un “admin Windows” pour démarrer un serveur, vous aurez entre les mains une install toute neuve (minimale, certes, mais fonctionnelle !). Ce choix mérite une explication.

Lors de la phase suivante (Choisir et installer des logiciels), l'installeur va aller chercher les paquets selon un algorithme de choix prédéterminé :

Or, il se peut que le réseau n'ai pas été configuré, ou ait été mal configuré (écran rouge à l'étape Configurez le réseau. Ça peut être du à un firmware par exemple, ou à un administrateur qui refuse que vous allez chercher ce que vous voulez sur l'Internet.

La méthode “mfa” consiste à forcer l'utilisation de l'ISO comme source pour obtenir une système limité, mais fonctionnel. Ce sera ensuite plsu simple de corriger les problèmes en ligne de commande qu'à travers les menus d'un installeur !

Allez en route, et respectez bien la consigne :

Choisir et installer des logiciels

Bon, la phylosophie Debian c'est de rester maître de son système d'exploitation. Donc :

C'est valable même pour les mises à jour de sécurité. Il est bon de les faire à la main, en contrôlant sur quoi elles interviennent.

** Ensuite, comme on n'a pas rajouté de sources supplémentaires d'installation, on a un CD netinstall (150Mo), il ne doit pas y avoir grand chose à installer. Le tout, c'est d'avoir le minimum, donc :

Installer le programme de démarrage GRUB

Donc :

Terminer l'installation

L'installation va être finalisée. La demande fait référence à l'horloge RTC (horloge hardware permanente) et pas à l'horloge système, contrairement à la question posée :

Si Windows utilise la même machine (double boot) répondre Non. L'explication est là.

Enfin, l'étape finale est faite et l'installeur attendait historiquement l'éjection du CD (qu'il faut enlever) ou retrait de la clef USB qui sert de support d'installation. Aujourd'hui, seul l'acquitement l'utilisateur suffit :

Éventuellement, si le support d'installation n'a pas été retiré, ou si le “boot-order” est mal pris en charge vous pouvez vous retrouver sur le menu de l'installeur à nouveau. Rectifiez en conséquence et redémarrez la machine

BRAVO

Vous avez installé votre première Debian en mode expert. Top chrono, c'est fini ! Pour un utilisateur averti, ça prend entre 5 et 7 minutes !

Post-installation

Souvenez-vous, vous avez fait une installation à minima. Ca va vite, mais y'a pas grand chose au bout. Alors, nous allons finir le travail.

Choix des sources des paquest

Ouvrez une session en tant que root et Modifiez le fichier sources.list en utilisant l’éditeur nano, car à ce stade, y'a pas mieux :

 
nano /etc/apt/sources.list

Préférez le nom d'une version (trixie) plutôt qu'un alias (stable). Vous devez modifier pour avoir :

/etc/apt/sources.list
deb http://ftp.debian.org/debian/ trixie main contrib non-free non-free-firmware
deb http://security.debian.org/debian-security/ trixie-security main contrib non-free non-free-firmware
deb http://ftp.debian.org/debian/ trixie-updates main contrib non-free  non-free-firmware

La mise à jour peut demander de redémarrer certains services : acceptez. Là, vous pouvez vous pouvez crier victoire. Votre Debian est prête à être personnalisée.

Installation de logiciels depuis la ligne de commande

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à installer ce dont vous avez besoin. L’opération peut se faire à la main, depuis une console où vous êtes « root » :

Installation via tasksel

tasksel est une console semi-graphique ncurses d'installation d'environnements. Il n'installe pas directement un logiciel, à travers l'installation de son paquet et automatiquement d'autres paquets dont il dépend, mais peut installer une suite de logiciels, comme par exemple un environnement graphique de bureau.

Vous lancerez « tasksel » qui, va vous rajouter tout un tas de paquets, pas forcément utiles et moi, j'aime pas ça. C'est même contraire à fondamentaux de ce tuto, à savoir une installation légère et maîtrisée, KISS.

Mais bon, si vous y tenez :

Vous pouvez faire une longue pause. Quand c'est fini, il faut lancer le gestionnaire graphique de connexion à la main ou rebooter la machine:

Méta-paquets "maison"

En mode “mfa=on”, on aime ce qui est carré. J'en ai un peu mare que ma distribution préférée devienne un clickodrome. J'ai déjà quitté Windows, il y a plus de ving ans maintenant (2004), à cause de ça, c'est pas pour retrouver un système neuneu-friendly comme Ubuntu (CTRL+Z, et mes excuses les plus plates … ou pas !). Pour en mettre une seconde couche, je constate qu'il existe une niche écologique pour chaque espèce animale. Ubuntu a donc sa place, et je conseille cette distribution à mes étudiants de première année (Y'a du Débian sous le capot, après tout, donc ça ne peut pas être totalement mauvais). Mais je pense qu'il y a aussi une place pour une distribution conviviale, mais pas bling-bling. Donc pour moi, une Débian, faut que ça soit sérieux :

Ensuite, j'aime bien avoir une base qui peut devenir une machine serveur facilement, et un environnement graphique pour mon laptop et travail de tous les jours. Mais on peut-aussi avoir un environnement graphique allégé, pour une machine de bureau non nomade.

Enfin, je suis feignant (comme tous les administrateurs systèmes, qui sont feignants donc géniaux, à moins que ce ne soit le contraire ! (NDA : dans mon pays du sud, on utilise le mot feignant à la place de paresseux).

Donc, j'ai voulu faire en sorte d'automatiser tout ça et j'ai créé trois méta-paquets (pas si méta que ça) qui rendront le travail plus agréable :

Pour ça, rajouter mon miroir personnel, suivez la méta-paquets|procédure décrite ici.

Ensuite :

Voilà. C'est fini !